lundi 13 avril 2020

Istanbul


Istanbul est une fièvre. 
Elle t'écorche vif de ses putasseries touristiques, ses camelotes de bazar. 
Elle transpire toute cette pacotille que l'occident commande et qui afflue d'un orient extrême. 
Elle t'empêche de dormir. 
Tu ne penses qu'à t'en extraire. 
Et quand l'heure du départ approche tu découvres derrière les hallucinations de ces pépites qui se cachent derrière les arrières cours de ces cités 7 fois villes. 
Au détour d'un pasaj emprunté juste pour fuir le trop plein, de touristes, de racolages, de nausées, j'ai suivi comme un petit poucet des traces intrigantes laissées aux murs. Puis une série de mannequins abîmés habillés de loques. Arrivé dans un sous-sol au sombre clignotement de 2 tubes fluo envahi de costumes. Rester à errer dans ce couloir aussi merveilleux qu'abandonné dans l'espoir d'y rencontrer cet Ali-Baba costumier. 
J'y ai rencontré un Kurde, vendeur de tabac de contrebande, qui m'a rapidement parlé du film que fait son frère sur les "tobacco family" du kurdistan qui paient une taxe à l'état pour avoir le droit de cultiver leur tabac mais n'ont pas celui de le vendre. Des descentes de police qui viennent le confisquer et les mettre à l'amende. Des îles flottantes. 
(teaser : https://vimeo.com/189320795 , le docu final n'est pas fini de monter et devrait durer 90 minutes)
Puis du gouvernement où s'installe de jour en jour une dictature et son fascisme ordinaire. 
De ces Turcs de plus en plus nombreux qui se rallient à ISIS. 
Des résistances Kurdes, Yézidies en tête. 
Je change de plan, je veux aller là-bas 

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