lundi 5 juin 2017

Albanie 7

J'agglutine à l'Anglais qui me paraît international à l'Italien que plus connaissent. Et je saupoudre les manques de quelques mots français dont je me surprend après l'avoir dit d'en avoir alangui les r en l et arrondi les u en ou. Comme si, malgré moi, j'avais fécondé ma langue maternelle avec la patrie de mes interlocuteurs, pour accoucher d'un espéranto improvisé. 

De la France, je m'étonne des villes qu'ils en connaissent : Montélimar, Monte-pellier, Larochelle, Vitré ou bien Salons-de-Provence parce qu'ils y ont un temps travaillé. Eux ou un frère, un fils ou un cousin, jamais une femme. Certains Ma(r)seille dont ils connaissent le vélodrome d'un Albanie-France de 2016. 

Ils m'en citent quelques illustres : Victor Hugo ou Ho-noré-de-Bal-zac dont les syllabes sont énumérées comme les plats d'un grand restaurant. Et partout ils en connaissent les légendes de par l'écran vert d'une retransmission télévisée : Platini, Zidane ou Thierry Henry, que des fils d'immigrés. 

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