Départ en fanfare de la gare de Nantes ce vendredi 5 mai. Lever 5:30h pour départ 7:13h vers Péage-de-Roussillon. 3 minutes pour rejoindre la gare.....pas de précipitation....pas assez. Le chef de quai a sifflé le départ quand j'arrive, il refuse que je monte. Aurélien, Amélie et Philaë qui sont venus me faire la surprise d'un au-revoir sur le quai sont les témoins de ma (1ère) déconfiture.
Et heureusement qu'ils étaient là. Il et elles.
Parce que bien évidemment pas moyen de prendre un autre ter (qui permettent de monter dans le train avec son vélo entier et roulant) avant 3 jours.
La seule option est de prendre un tgv dans lequel il faut démonter son vélo et le mettre dans une housse.... que je n'ai pas. Aurélien me propose la sienne qu'Amélie retourne chercher pendant que je démonte mon vélo dans la gare.
La seule option est de prendre un tgv dans lequel il faut démonter son vélo et le mettre dans une housse.... que je n'ai pas. Aurélien me propose la sienne qu'Amélie retourne chercher pendant que je démonte mon vélo dans la gare.
Me voilà avec 6 sacoches plus une housse de 30 kg.
Après négociations avec le personnel de la gare pour ne pas faire exploser mes bagages que je n'abandonne pas comme pourrait le considérer vigipirate et tous ces militaires en armes qui font flipper plus qu'ils ne rassurent.
Après négociations avec le personnel de la gare pour ne pas faire exploser mes bagages que je n'abandonne pas comme pourrait le considérer vigipirate et tous ces militaires en armes qui font flipper plus qu'ils ne rassurent.
État d'urgence, vigipirate, mitraillettes en bandoulières qui arpentent les rues, réponse disproportionnée des forces de l'ordre à grands coups de gaz et de canons à eau dès que 10 clampins se rassemblent....vous avez dit qu'en France on vote à droite ?
Droite extrême même ?
Et pendant ce temps-là, les souris élisent des chats....
Donc au bout de 2 allers-retours du hall au quai chargé comme une mule, je charge tout mes bagages, tous dans le train.
Il me reste 15 minutes.
Ouf
Je souffle
Et descend sur le quai me dégourdir avant les 6h de trajet.
Et là,
c'est le drame.
Devant mon nez part le train dans lequel j'ai tout.
Toute ma vie pour ces prochains mois.
Ne me reste plus que mon téléphone et les clés de mon antivol.
Il me reste 15 minutes.
Ouf
Je souffle
Et descend sur le quai me dégourdir avant les 6h de trajet.
Et là,
c'est le drame.
Devant mon nez part le train dans lequel j'ai tout.
Toute ma vie pour ces prochains mois.
Ne me reste plus que mon téléphone et les clés de mon antivol.
C'était le mauvais quai !!
La bouche m'en tombe.
L'imagination carbure à plein. Échaffaude environ 20 milliards de possibles.
L'imagination carbure à plein. Échaffaude environ 20 milliards de possibles.
....Demander aux agents de quai....
Ils ont été super.
Ils ont cherché où ce train pouvait s'arrêter et le mien aussi.
Angers.
Appel à leurs collègues d'Angers, je leur dicte la liste de mes bagages et où ils sont répartis dans le wagon.
Et je monte dans le bon train, en espérant bien fort qu'ils réussissent à tout récupérer.
Angers.
Appel à leurs collègues d'Angers, je leur dicte la liste de mes bagages et où ils sont répartis dans le wagon.
Et je monte dans le bon train, en espérant bien fort qu'ils réussissent à tout récupérer.
Après ce double faux/départ, un moment d'euphorie me parcourt.
Être libre de tout, plus rien, plus de chez-moi, même mobile, plus d'argent, plus de papiers, plus de fringues.... la vraie vie de bohème.
Être libre de tout, plus rien, plus de chez-moi, même mobile, plus d'argent, plus de papiers, plus de fringues.... la vraie vie de bohème.
Le contrôleur vient m'annoncer que ses collègues d'Angers vont m'attendre avec tous les colis sur le quai face à la voiture 18, la mienne.....
Auront-ils tout pris ? Spécialement la sacoche avec tous mes papiers ?
Boire un café au wagon-restaurant, une serviette l'accompagne sur laquelle il est écrit :
Arrivé à Angers 2 bons gaillards bien aimables m'attendent avec un grand sourire et tous mes bagages.
Merci merci merci. Aux agents du service public de la SNCF (et pas forcément à la régie institutionnelle qui continue de ne rien faire pour faciliter les accès vélo).
Quand je pense que les Français ont voté maqueron, le peine et fion.
Et les moutons choisissent les loups comme berger.
Donc cet article est celui des mercis.
Merci à Loïc pour m'avoir hébergé ce dernier mois. A Amelienaë pour le soutien au départ. Aux agents de la sncf pour leurs efforts et leur sympathie. A Alexandre pour m'avoir recueilli à l'arrivée. Merci encore à Rémi et Maël de sardines à vélo (meilleure adresse de vélociste à Nantes) d'avoir bataillé pour ne pas me laisser partir avec un vélo clopin-clopant. Et à tou.te.s celleux qui m'ont envoyé des petits messages.
Stephen dronval

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