L'impression que les Siciliens passent sans entre-deux d'une jeunesse hâtive d'un avenir à une vieillesse qui prend son temps, qui a tant connu tous les vices humains et se les aient pardonnés, que seul lui importe le présent.
Comme un yaourt.
Que se passe-t-il du 7 au 8 à minuit dans le pot d'un yaourt périmé le 7 ?
Non que les vieux d'ici ou d'ailleurs soient périmés, sauf peut-être Alain Juppé mais même jeune il devait l'être. Et Macron nous prouve encore que des idées peuvent être avariées avant même d'avoir été bonnes. (Ou d'avoir été tout court car je ne sais pas si on peut appeler "idée" ce ramassis de vide jalonné du mot "projet" brandi comme un étendard par un pantin hystérique ?)
Que les seuls qui naviguent dans cette nuit qui articule la veille au lendemain ce sont les touristes. A l'air triste. Ça a toujours l'air triste un touriste. On devrait les appeler des toutristes d'ailleurs. Un cône de glace à la main, l'oeil bovin. Je parle ici du bétail parqué de l'industrie agraire. Pas de ces vaches d'Anatolie qui ont le regard brillant de celles qui n'ont connu comme seule entrave que le collier de fleurs tressées que les enfants du village leur ont enlacé autour des cornes. Ni barbelés, ni enclos. Qui paissent paisibles sous les feuilles jaunes des peupliers et boivent au torrent.
Et comment le leur reprocher à ces touristes amassés d'être tristes à s'entasser dans ces étables balnéaires où tout est fait pour les traire, gavés de mauvais foin ordinaire ?
Est-ce l'étable qui fait le boeuf ?
Éternelle question de la poule ou de l'œuf.

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