J'ai vu de nombreuses fois des hommes perchés dans des fruitiers en sifflottant comme un pinson. Ils y cueillent les fruits fragiles, ceux qui ne supportent pas d'attendre la chute pour être ramassés.
Des néfliers, mûriers et cerisiers des bords de route sortent ces sifflotements qui agitent les branches.
Il faut les premières fois suivre d'un oeil attentif l'origine de ces frémissements pour y voir cet étrange animal, toujours un mâle.
On les y trouve plus sûrement les après midi de grosse chaleur qui permettent de rester à l'ombre sans fainéanter. Ces fruits se cueillent toujours avec la queue (la pedalé, comme celle du vélo, m'a expliqué un ancien à qui j'en demandais traduction) et parfois la branche entière, pour la conservation, sinon c'est pour boulotter sur place ou pour la marmelade.
Le soir dans d'autres branches, sifflent les rossignols et j'y entends les sonorités de cette langue Italienne.
Ces voyelles finales expulsées plus qu'aspirées, comme un appel d'air migrant d'une rive à l'autre de ce fleuve large comme une mer
Ce parler ostentatoire.
Ce chant articulé.
À se demander qui des deux a imité l'autre.
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